Idées de sorties nature en juillet : ce qu’on fait dehors avec le calendrier de juillet
Juillet, c’est le mois où l’été démarre pour de vrai. Les soirées s’étirent et on en profite vraiment, les enfants sont plus libres, les adultes aussi (un peu). C’est le moment de sortir sans se poser de question, de regarder ce qui pousse, ce qui vole, ce qui chante autour de soi.
Ce mois-ci dans Mes 365 dehors, on a 31 invitations à piocher selon l’envie du moment : zéro culpabilité, ni challenge ni compétition. Voici un coup de projecteur sur quelques-unes qui valent vraiment le détour.
Crée un point d’eau pour les oiseaux et les insectes (1er juillet)
En juillet, la chaleur et plus encore la canicule mettent les animaux à rude épreuve. Les oiseaux, les abeilles, les papillons, les bourdons, les hérissons, les grenouilles : tous ont besoin de points d’eau accessibles pour survivre aux grosses chaleurs. Et la plupart du temps, il n’y en a pas assez dans les jardins, les cours, les balcons.
L’invitation du 1er jour de ce mois estival, c’est d’en créer un. Pas forcément besoin de grand-chose pour l’installer : une assiette creuse, une vasque, un couvercle de bocal rempli d’eau. Quelques cailloux posés dedans pour que les insectes puissent se poser sans se noyer. Placé à l’ombre ou à mi-ombre, renouvelé de préférence tous les deux jours pour éviter la ponte des moustiques si c’est une eau stagnante.
C’est l’un de ces gestes minuscules qui changent quelque chose pour le vivant autour de soi. Une fois installé, il suffit d’observer : les mésanges qui viennent boire, les abeilles qui se posent sur les cailloux, les guêpes qui repartent chargées d’eau pour refroidir leur nid.
Pour aller plus loin et trouver d’autres idées concrètes pour accueillir la biodiversité chez soi, La Salamandre est une référence incontournable, un magazine nature indépendant, agréable à lire et beau à feuilleter, qui documente le vivant avec une vraie exigence. Il en existe deux pour les enfants et un pour les plus grands. En plus, comme nous, le magazine la Salamandre est originaire de Franche-Comté !
Dans l’une des dernières vidéos de son compte Instagram, Julien Perrot, fondateur de la Salamandre, nous partage 5 tutos pour créer des abreuvoirs pour les animaux dans nos jardins.
Trouve une plume d’oiseau (2 juillet)
C’est l’une des trouvailles les plus simples et les plus belles d’un été : une plume d’oiseau posée là, au sol, comme abandonnée. En juillet, les oiseaux sont en pleine mue : ils perdent leurs vieilles plumes pour en faire pousser de nouvelles. C’est donc la saison idéale pour en trouver.
Ramasse-la, observe-la de près. Est-elle longue ou courte ? Souple ou rigide ? Striée, tachetée, unie ? La couleur donne souvent un indice sur l’espèce. Une plume grise légère peut venir d’un pigeon, une noire et brillante d’un corbeau, une rousse d’un rouge-queue ou d’une grive.
Tu peux la glisser dans le carnet comme un trésor, la photographier pour l’identifier plus tard, ou simplement l’observer puis la reposer là où tu l’as trouvée.
Si elle est assez grande et solide, garde-là précieusement car elle te sera utile pour l’invitation du 19 juillet.
Fabrique un beurre de feuilles de figuier (8 juillet)
C’est la recette de saison de juillet et une très belle surprise pour ceux qui ne l’ont jamais goûté. Les feuilles de figuier, infusées dans de la crème ou du beurre, libèrent un parfum surprenant, un peu vanillé, un peu noix de coco.
Comment faire un beurre de figuier maison ?
Tu as besoin de : quelques feuilles de figuier fraîches, 250 g de beurre doux, une nuit au réfrigérateur.
- fais fondre doucement le beurre, ajoute 4 à 6 feuilles de figuier rincées à l’eau fraîche et ciselées. Assure-toi qu’elles n’ont pas été traitées
- laisse infuser à feu très doux une vingtaine de minutes
- filtre, verse dans un bocal et laisse figer au frigo
Le lendemain, tu as un beurre parfumé à tartiner, à tartiner sur du pain frais ou à utiliser en cuisine pour parfumer tes plats. Tu peux aussi réaliser cette recette à partir de crème fraîche. Dans ce cas, fais chauffer la crème comme tu le ferais avec le beurre, avec les feuilles de figuier infusées. Laisse refroidir complètement et place ta préparation au réfrigérateur. Lorsqu’elle est complètement refroidie, secoue ton bocal très très fort jusqu’à ce que le petit lait se sépare du beurre.
Écris avec une plume et de l’encre (19 juillet)
Une plume trouvée au sol le 2 et dix-sept jours plus tard, je t’invite à écrire avec. Si tu n’en as pas trouvé dans la nature, tu peux simplement écrire avec une plume en métal et de l’encre
L’idée c’est surtout de retrouver le geste d’écrire autrement.
Trempe la plume dans de l’encre (de l’encre noire classique, ou une encre colorée si tu veux jouer), et essaie. C’est maladroit au début, ça bave un peu, ça demande de prendre le temps et de réapprendre le geste. Et c’est exactement pour ça que c’est intéressant.
Tu peux écrire une date, un mot, une phrase trouvée dehors ce jour-là. Tu peux aussi dessiner les contours d’une feuille ou d’une plume. C’est une activité que les enfants adorent et qui permet de leur raconter comment on écrivait avant. Pour les adultes aussi, cette invitation rappelle des souvenirs oubliés : prendre le temps de l’écriture lente et imparfaite.
Les rendez-vous du ciel : Delta Aquarides et pleine lune du Cerf (28 et 29 juillet)
Fin juillet offre deux beaux rendez-vous célestes à ne pas rater.
Dans la nuit du 28 au 29, les Delta Aquarides sont à leur maximum. Ce sont des étoiles filantes discrètes (moins spectaculaires que les Perséides d’août, mais belles quand même). L’idéal : sortir après 23h, laisser ses yeux s’adapter à l’obscurité une vingtaine de minutes et lever la tête vers le sud. Pas besoin de chercher une constellation précise : les étoiles filantes peuvent zébrer n’importe quelle partie du ciel.
Le lendemain, 29 juillet à 16h35, c’est la pleine lune du Cerf. Elle porte ce nom parce qu’en juillet, les jeunes cerfs mâles commencent à faire pousser leurs bois et les bois du cerf sont parmi les os qui poussent le plus vite au monde, jusqu’à 2,5 cm par jour. Un détail qui donne envie de regarder différemment la lune ce soir-là.
Cette année, elle sera particulièrement basse à l’horizon pour les observateurs de l’hémisphère Nord. Elle peut prendre des teintes dorées ou orangées en se levant à l’est. Sors juste après le coucher du soleil, tourne-toi vers l’est, et regarde.
Comment utiliser le calendrier de juillet
Les invitations du calendrier ne sont pas des obligations. Certains jours tu en feras trois dans la même après-midi, d’autres tu ne sortiras pas du tout et c’est très bien.
Les jours de semaine proposent en général des micro-actions (2 à 5 minutes), les mercredis et week-ends des activités un peu plus longues. Les rendez-vous du ciel, nouvelle lune le 14, Delta Aquarides le 28, pleine lune du Cerf le 29, sont les seuls qui ont une vraie contrainte de date. Le reste, tu pioches à ton rythme.
À très vite dehors,
Marie – Môme des bois
Questions fréquentes sur les activités nature en juillet
Que faire dehors en juillet avec des enfants ?
Juillet est idéal pour les activités liées à l’eau et à la chaleur : créer un abreuvoir pour les insectes et observer qui vient boire, chercher des plumes d’oiseaux en pleine mue, partir à la chasse aux pollinisateurs sur les fleurs, tremper les pieds dans une rivière, écrire avec une plume et de l’encre. Le soir, les rendez-vous du ciel sont accessibles à tous les âges : étoiles filantes des Delta Aquarides dans la nuit du 28 au 29, pleine lune du Cerf le 29 juillet.
Quelle est la pleine lune de juillet 2026 ?
La pleine lune de juillet 2026 est la pleine lune du Cerf, techniquement pleine le mercredi 29 juillet à 16h35 (heure de Paris). Elle doit son nom aux jeunes cerfs mâles qui font pousser leurs bois en juillet, l’un des phénomènes de croissance osseuse les plus rapides du règne animal, jusqu’à 2,5 cm par jour. Cette année, elle sera particulièrement basse à l’horizon dans l’hémisphère Nord, ce qui lui donnera de belles teintes dorées à son lever à l’est.
Qu’est-ce que les Delta Aquarides ?
Les Delta Aquarides sont une pluie d’étoiles filantes dont le maximum a lieu chaque année autour du 28-29 juillet. Moins spectaculaires que les Perséides d’août, elles sont néanmoins visibles à l’œil nu par une nuit claire, en regardant vers le sud après 23h. Elles précèdent de peu les Perséides et constituent un bon entraînement pour l’observation nocturne en famille.
Quelles plantes comestibles cueillir en juillet ?
En juillet, on peut cueillir et consommer (avec une identification certaine) : la menthe sauvage, la mélisse, le plantain, les fleurs de bourrache, les premières mûres dans les zones ensoleillées, et les feuilles de figuier pour les infuser dans du beurre ou de la crème. La cueillette se fait de préférence le matin par temps sec. Ne jamais consommer une plante non identifiée avec certitude.
Comment faire un beurre de feuilles de figuier ?
Cueille 4 à 6 feuilles de figuier fraîches, non traitées. Chauffe à feu doux 250ml de crème fraîche et laisse infuser les feuilles de figuier environ une heure. Place au réfrigérateur jusqu’à refroidissement complet. Place également un bocal au congélateur pour le refroidir complètement. Le lendemain, verse la crème dans le bocal et remue très fort jusqu’à ce que le petit lait se sépare. Place ta motte de beurre dans une feuille de figuier fermée avec une ficelle de cuisine et conserve encore quelques jours au frais avant dégustation.Tu obtiens un beurre parfumé aux notes vanillées et lacteés, à tartiner, à fondre sur une galette ou à glisser sous la peau d’une volaille.
