Au Gré du Pré : le parc animalier près de Besançon qui réveille l’émerveillement

À une vingtaine de minutes de la tiny, dans un hameau tranquille de Haute-Saône, se cache une petite arche de Noé en pleine campagne franc-comtoise. Au gré du pré est un parc animalier près de Besançon pas tout à fait comme les autres : il y a quelques années, ici, il n’y avait qu’un champ de maïs à perte de vue. Aujourd’hui, plus de 600 arbres y ont pris racine, et une trentaine d’espèces venues des cinq continents y coulent des jours paisibles. C’est le genre d’endroit qu’on a envie de te souffler à l’oreille quand tu cherches une sortie nature en famille simple, lente et pleine de découvertes.

Un parc animalier près de Besançon né d’un champ de maïs

Tout est parti d’un pari un peu fou. En reprenant cette ancienne ferme, Alex et Yann, deux passionnés d’animaux et d’accueil, se sont installés sur cinq hectares de terre nue, un champ de maïs comme on en voit tant dans la région.

Plutôt que de le laisser tel quel, ils ont choisi de le faire respirer. Année après année, ils ont planté près de 600 arbres et arbustes, dessiné des sentiers, aménagé des enclos. Le champ s’est transformé en parc arboré, partiellement ombragé (les arbres poussent à leur rythme) et vivant : un petit coin de bocage reconstitué de leurs mains.

Derrière le lieu, il y a surtout une histoire de partage et de sauvegarde. Voisins et curieux venaient déjà spontanément rencontrer leurs animaux ; l’envie de transmettre ce bonheur a fait le reste. Le parc est né de là, sans grand discours, juste l’envie de faire de la place au vivant.

Une trentaine d’espèces à observer, des cinq continents

En suivant le parcours, tu voyages sans bouger d’un seul pré franc-comtois. D’un enclos à l’autre, ce sont une trentaine d’espèces qui se laissent observer, de la plaine africaine aux grands espaces australiens.

Tu croiseras des watusis aux cornes immenses (parmi les plus longues de tous les bovins), des yacks à la toison qui balaie le sol, un zèbre de Chapman, un dromadaire, des zébus nains, des moutons du Cameroun, des chèvres de plusieurs races, des poules, et même des wallabys et des émeus tout droit venus d’Australie.

Le plus joli, ce sont les petits panneaux pédagogiques plantés devant chaque enclos. On y apprend mille choses savoureuses : que c’est le mâle émeu qui couve ses œufs d’un beau vert émeraude, que le wallaby bondit jusqu’à dix mètres ou que la bosse du dromadaire ne contient pas d’eau mais de la graisse. De quoi nourrir, l’air de rien, la curiosité des petits comme des grands.

C’est exactement l’esprit de Mes 365 dehors : poser les yeux sur le vivant, apprendre à le nommer, le regarder vraiment. Si tu as l’habitude de noter chaque mois un nouvel oiseau ou un nouvel insecte, tu repartiras d’ici avec une belle moisson d’observations.

Des animaux respectés et un enclos pour les câlins

Ici, le bien-être des animaux passe avant tout le reste. La visite se fait en autonomie, à ton rythme et on n’attrape ni ne dérange les pensionnaires : on les observe à bonne distance, dans le calme, pour leur laisser leur tranquillité.

Une exception pour le plus grand bonheur des enfants : un enclos en accès libre où tu peux entrer caresser les moutons et les chèvres. Le bon dosage entre la rencontre et le respect.

Plusieurs animaux portent aussi une histoire touchante. Certains arrivent d’anciens cirques pour s’offrir une seconde vie plus douce, d’autres auraient été condamnés ailleurs faute de place. Au gré du pré, ils ont trouvé un pré où vieillir tranquilles. La sauvegarde, ici, n’est pas un mot sur un flyer, c’est le quotidien.

Une sortie nature pensée pour toute la famille

Le parcours a été imaginé pour qu’on s’y sente bien, à tout âge. Tout au long de la balade, des jeux pour enfants ponctuent le chemin et de nombreux bancs t’invitent à t’asseoir, à souffler et à regarder brouter les animaux sans te soucier de l’heure.

Pour caler la pause goûter, tu peux pique-niquer à l’entrée du site ou profiter de la petite restauration sur place : boissons, glaces et gaufres pour reprendre des forces. Le sentier reste accessible, y compris en poussette tout-terrain et la visite dure un peu plus d’une heure : juste ce qu’il faut pour une matinée ou un après-midi sans course contre la montre.

Un détail qui en dit long sur la philosophie du lieu : les animaux de compagnie n’y sont pas admis, toujours pour la sérénité des pensionnaires. On vient ici en visiteur discret, sur la pointe des pieds.

Quand et comment venir ?

Au gré du pré se trouve à Verchamp, sur la commune de Loulans-Verchamp en Haute-Saône, entre Besançon et Vesoul à une vingtaine de minutes seulement de la tiny house de Môme des bois. Le parc ouvre ses portes les mercredis et vendredis de 15h00 à 19h00 et les samedis et dimanches de 10h30 à 18h30, puis tous les jours en juillet et août.

Les tarifs :

  • plein : 7,90€ (à partir de 12 ans)
  • réduit : 6,50€ (de 3 à 11 ans, senior +70 ans, Carte invalidité)
  • pré-scolaire: 5€ (de 24 à 36 mois sur présentation d’un justificatif)

Les horaires précis bougent au fil des saisons : le mieux est de jeter un œil sur leur site augredupre.fr avant de partir, histoire d’être sûr de ton coup.

Et si l’envie te prend de prolonger la parenthèse, tu peux faire de cette visite l’étape d’un week-end au vert : passer quelques jours dans la tiny Môme des bois te laisse tout le temps d’explorer les pépites nature des alentours. Pour garder l’élan toute l’année, le calendrier nature mensuel Mes 365 dehors glisse chaque mois une trentaine d’invitations à sortir dans ta boîte mail, sans pression, juste pour le plaisir.